Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le rapport toxique

22 Juin 2013

Le rapport toxique

Plusieurs expertises ont été ordonnées dans les diverses procédures lancées par l’un et l’autre. Toutes sont favorables à Lucie, sauf une : celle d’une experte psychologue, Mme. S, qui a remplacé on ne sait pourquoi un pédopsychiatre initialement chargé d’examiner tout le monde, les deux enfants, Lucie et Y.

Le rapport est rendu le 21 mars 2010, et il fait sien les propos tenus par le pervers :

La psy S. reprend extensivement les propos de Y., qui se fait complaisamment passer pour la victime de l’affaire. Ainsi, Y. explique qu’il a « donné à tout le monde les preuves que [Lucie] ment », que si Léon « est traumatisé c’est par les cris de folie de sa mère ».

Elle écrit que Y. « déplore n’avoir plus aucun contact avec [Léon] et [Lucas]depuis que leur mère a quitté le foyer le 1er mars 2008 ». Dans son récit, Y. ne dit pas que c’est lui qui a couru après Lucie au début, au contraire.

Il dit qu’elle a menti sur son passé (mais pas lui bien sûr). Ce qui est faux, au contraire c’est bien parce qu’elle lui a tout dit qu’il a si rapidement décelé ses faiblesses et pu faire d’elle ce qu’il voulait. D’ailleurs, il ajoute qu’il a hébergé Lucie par pure charité et dans l’abnégation la plus totale.

Léon l’aurait même « m’adopte en 48 heures. Notre complicité est totale. Il m’appelle papa », dit Y. à la psychologue.

« Je l’aide financièrement. Je renfloue son compte bancaire. J’assure son véhicule » : là aussi c’est faux, au contraire il a exploité Lucie et lui doit encore pas mal de salaires et de droits d’auteur. Il était tellement radin qu’il voulait qu’elle fasse les courses de la semaine pour 20 euros pour 3 personnes, il n’a même presque jamais versé la faible pension alimentaire pour Lucas.

Il dit que Lucie voulait lui faire vendre la maison.

« Elle manifeste un comportement capricieux. Un soir elle se tape la tête contre les murs, contre un miroir ». Il dit qu’il a rompu mais qu’elle lui a envoyé plein de textos donc il a cédé. Mais, précise encore Y., « les scènes d’hystérie vont croissant (…) Sa psychologue affirme qu’elle va bien. Moi, je déprime ».

Mais, le couple part quand-même aux Maldives : « Au retour, je ne peux pas la mettre dehors parce qu’il y a [Léon] qui va à l’école et que [Léon] et moi nous nous entendons toujours aussi bien ».

Le pauvre Y. continue à se lamenter, et explique que Lucie « est partie avec toutes mes affaires dont mes dossiers clients. J’ai déposé plainte au nom de la société ». Comme il a un grand cœur, il accepte qu’elle revienne : Lucie « me supplie de la reprendre avec [Léon]. J’accepte. Elle est revenue avec un plan machiavélique ». Puis « Elle part avec [Léon] en disant : « ce monsieur n’est pas ton papa’ »

« Elle hurlait. Je la menace de faire un signalement. J’appelle le SAMU. Elle veut partir avec [Léon] et le bébé. Je garde [Léon]. Elle revient deux heures après toute penaude et repentie. Je lui dis qu’elle doit se faire soigner ». Inutile de préciser que les choses ne se sont pas du tout passées comme cela, et que Lucie a fui après une nouvelle scène d’hystérie de Y.

La psy S. écrit ensuite que ce pauvre Y. est convoqué au commissariat à cause des plaintes de Lucie, avec certificats médicaux dont un « fait suite à une mauvaise manœuvre où elle s’est coincé les doigts dans la portière de la voiture ». La psy est-elle extralucide ? Comment peut-elle savoir cela ? Evidemment, là aussi c’est faux, il s’agit d’un mensonge de Y.

Y. explique que « ses droits de père » étaient suspendus à cause de la plainte au pénal pour pédophilie.

« Je suis mis en garde-à-vue une journée. Les policiers se montrent très corrects. Je visionne la cassette de l’interrogatoire de [Léon]. Avec un naturel déconcertant, il dit ‘Y.’ et non ‘papa’ et il raconte des faits hallucinants. Le psychologue dit que l’enfant n’est pas manipulé ». Question : comment se fait-il que Y., en garde-à-vue, ait pu voir la vidéo de l’audition de Léon ? C’est du jamais vu, et même Lucie n’a jamais pu y accéder, ni même au compte rendu. Au passage, on apprend que Léon a bien confirmé les faits devant la police. Ce qui bizarrement n’apparaît dans aucun jugement.

S. écrit « A ce moment de l’entretien [Y.] se retient de pleurer ». Quelle émotion…

Il raconte qu’il a engagé un détective : « Son rapport est très éloquent. Ses compagnons successifs ont tous subi des dommages de la part de Lucie. Elle les a tous volés ». Lucie sera d’ailleurs interrogée sur ses ex, et les ex ont aussi été entendus, juste parce que Y. a lancé ces accusations stupides.

Il ajoute : « J’ai reconnu [Léon] en septembre 2008 pour pouvoir garder contact avec lui. Sa mère a déposé une contestation en paternité. [Léon] n’est plus mon fils. Je demande quand-même le droit de garde de mes enfants ». Il précise, dans son envolée lyrique : « Je me refuse à ce que mes enfants subissent la pression qui est sur leurs épaules ».

Sur les abus sexuels : « Un matin, [Lucie] a amené [Léon] et m’a contraint à le laver quand je prenais ma douche. De deux à cinq ans [Léon] a toujours la douche avec moi. J’ai appris à [Léon] à se décalotter lorsqu’il se lavait, mais il n’y est jamais arrivé complètement. Il avait toujours mal. C’est pour cela qu’il a mal depuis qu’Y. le lave ». Version qui ne tient pas debout, encore une fois. Il est cependant vrai que Lucie était alors dans un tel état dépressif qu’elle n’a pas vu que son fils était abusé par ce type chaque jour.

Bien que des amis l’avaient prévenue que Léon avait un comportement étranger et qu’il s’agissait peut-être d’abus sexuels, Lucie n’a rien voulu et rien pu voir à l’époque.

Il dit aussi que Lucie « délaissait » Léon et qu’elle « ne savait que lui donner des fessées (…) Quand sa mère était près de lui c’étaient des hurlements ou alors elle l’oubliait et il restait longtemps dans un bain froid». Là, encore, il inverse les rôles.

----------------

Ensuite, la psy S. reçoit en même temps Lucie et les enfants. Léon ne dit rien.

Puis, elle le prend à part dix minutes et conclut qu’il n’y a « rien d’inquiétant » au fait que Léon se touchait le zizi dans la journée. Léon lui aurait dit « ça fait longtemps que je n’ai pas vu mon deuxième papa ».

Elle lui demande s’il a lui a fait du mal, réponse : « Non mais il continue à faire du mal à ma maman ». Autrement, pour la première fois Léon aurait nié les agressions sexuelles, dont il a parlé à plusieurs personnes sur une longue période de temps.

S. lui demande ensuite s’il a peur de son 2e papa, réponse : « non, évidemment que non ! C’est maman qui a peur qu’il nous fasse du mal à bébé et à moi. Mais, il veut pas nous faire du mal. ».

Lors du deuxième rendez-vous, la psy fait subir un test à Léon, et conclut qu’il aurait « une personnalité où les sentiments de culpabilité et d’agressivité dominent », elle parle de « conflit œdipien » qui serait « générateur d’angoisse ».

Au final, selon S. « Aucun élément de cet examen ne permet d’accréditer que[Léon] a subi une agression sexuelle (…) Le cynisme et l’agressivité de ses propos sont des signes qui expriment sa souffrance et sa révolte. Ils sont compatibles avec la situation ubuesque et absurde qu’il subit. De façon rationnelle, [Léon] ne peut comprendre pourquoi sa mère lui impose cet éloignement avec le père qu’il a adopté ».

En revanche, S s’arrête sur le fait que Lucie a enlevé son doudou et sa tétine à Léon (« objet transitionnel », explique-t-elle) et c’est « facteur de stress et d’angoisse ».

Elle estime que Lucie agit de manière « arbitraire » et qu’elle met son fils « à rude épreuve ».

---------------

L’examen de Lucas, âgé de 2 ans, n’est pas plus concluant : il a de l’eczéma et pour S. c’est aussi « une maladie psychosomatique ». C’est « un garçonnet immature en constante agitation (…) il présente un très important retard de langage. Pendant l’examen il dira deux mots : papa et maman ». Il serait « fasciné par la Mer Méditerranée », en lien évidemment avec Y. Quant au retard de langage, il s’agit surtout d’un problème de prononciation.

--------------

Quant à Lucie, elle est « une personne très fragile », une « instable », « en grande souffrance qui, en excluant le père de l’environnement de ses enfants, exerce sur eux une maltraitance morale ».

En parallèle, elle estime que Y. «est un père digne et respectable. Il présente des garanties par rapport à [Léon] et à [Lucas] ». Comment faut-il dire que Y. n’est pas le père de Léon ? Et qu’il n’a jamais daigné s’intéresser à Lucas ?

En parlant des enfants, la psy S. déclare que « Leur développement affectif et psychique est malmené, non par une maltraitance physique mais par un comportement manipulateur de leur mère »

Quant aux agressions sexuelles, S. écrit carrément : « L’examen psychologique de [Léon] révèle que cet enfant n'a jamais été abusé sexuellement ». Comment peut-elle ne laisser aucune place au doute ?

Elle estime « essentiel pour le développement de sa personnalité » que Léon continue à savoir que « le père qu’il a choisit » (sic.) l’aimera toujours car Léon «s’effondrerait avec la perte de cet amour ». Y. n'est PAS LE PERE de Léon, et en plus il l'a agressé sexuellement pendant 2 ans!

S. continue, et aborde Lucas, qui selon elle « aussi pâtit terriblement de l’absence de ce père qu’il aime». Là encore, comment le sait-elle puisque Lucas n’a dit que deux mots basiques lors de l’entretien ? Est-elle extralucide ?

« Il est à déplorer qu’au fil des diverses audiences et jugements aucune des mesures prises n’ait inclus le père dans le quotidien des enfants ». Pour elle Y. aurait du être consulté avant qu’on entame un suivi psychologique des enfants.

« Au regard de la situation et de son évolution dans le temps nous ne pouvons affirmer que le comportement manipulateur et vengeur de [Lucie] va régresser ».

« Les parents, qu’ils soient père ou mère, n’ont aucun droit de propriété sur un enfant (…) L’enfant n’a qu’un père et une mère de naissance mais il peut avoir plusieurs pères et mères de cœur » Alors pourquoi ne pas faire adopter tous les enfants par leurs parents « de cœur » ?

Elle écrit que « certains professionnels » ont probablement agi de manière non « neutre et objective » envers Y., vexés par sa manière de s’immiscer partout.

Le couperet tombe ensuite : « Cet examen met en évidence que, des deux parents rencontrés, le plus dangereux pour chacun des enfants n’est pas celui qui jusqu’à présent a été désigné comme tel ».

L’affaire est résumée à un simple « conflit », bien pratique pour occulter la question des abus sexuels : « Au regard du conflit qui perdure les deux parents n’ont pas la même responsabilité. [Y.] se débat pour préserver ses enfants. [Lucie] multiplie les procédures pour éloigner [Y.] de ses enfants ». Et on accuse Lucie d’avoir initié toutes les procédures, ce qui est faux et n’est encore une fois que la version du pervers.

« Ces enfants sont en grand danger avec leur maman, non pas parce qu’elle les maltraite physiquement, mais parce qu’elle les manipule ».

« Les conclusions de l’experte en psychologie vont à l’encontre des lois sur la filiation et de leur application ». La psy se ferait-elle militante ?

Comme elle considère que Y. « est un père de substitution », il lui faut au moins les mêmes droits que Lucie : « Humainement parlant, il n’est pas acceptable que la seule volonté d’une mère annihile ou détruise du jour au lendemain la relation affective établie entre un enfant et son père de cœur. Pour le devenir de [Léon] Y. ne peut disparaître de son quotidien, il en est de même pour [Lucas]».

Elle demande « l’autorité parentale partagée » et « afin de préserver les intérêts de [Léon] et de [Lucas] et le bon développement de leur personnalité, la résidence habituelle des enfants ne peut rester chez leur mère »

« Les mesures qui en découlent devraient être prises avec la participation du juge des enfants et maintenues tant que [Lucie] ne reviendra pas sur sa détermination à détruire la relation structurante et sécurisante qui s’est établie entre Y. et [Léon]», idem avec Lucas. On croit rêver : S. recommande carrément de prendre ses enfants à Lucie si elle refuse de les laisser avec le pervers, de laisser revenir ce type dans la vie de ses fils, dont un qu’il a agressé sexuellement pendant plus de 2 ans ?

La psy fait référence à Françoise Dolto, qui avait signé une pétition demandant la libération de trois pédophiles.

Mais surtout, la psy S. est proche de l’association pro pères qui défend même les pères pédophiles et violents SOS Papas. De fait, quand un père éploré contacte l’association, c’est la psy S. qu’on lui recommande d’aller voir.

Etrangement, l’avocat de Y. jusqu’à la nomination étrange de la psy S. est membre du conseil d’administration de SOS Papas. Mais, il s’est retiré de l’affaire dès la nomination de S.

Il faut aussi savoir qu’à l’origine, la juge avait demandé une expertise par un pédopsychiatre. S. n’est que « psychologue », et même pas clinicienne. Elle est même réputée parmi les professionnels pour nier systématiquement la réalité des abus subis par les enfants, et son arme favorite est le « syndrome d’aliénation parentale », remplacé ici par une « instrumentalisation » des enfants par Lucie.

Voilà donc à quoi ressemble un rapport à charge contre la mère, occulotant complètement la question des agressions sexuelles et par conséquent l'intérêt des enfants.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article