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Classées sans suite...

16 Juin 2013 Publié dans #pédocriminalité pédophilie justice affaire classée réseaux pédophiles

Classées sans suite...

L’histoire qui suit est vraie et se déroule en France. A l’origine, on a une mère, qu’on appellera Lucie, qui tombe entre les griffes d’un pervers. Fou furieux en privé, victime en public, et toujours manipulateur.

Et puis il y a deux enfants, que pour des raisons mystérieuses la justice refuse de protéger comme il se doit. Pour rendre les choses aussi claires que possible, nous allons prendre les faits de manière chronologique.

Comme toujours, de nombreuses procédures s’entrecroisent dans ces affaires. Ceci est un résumé de l’essentiel.

On se rend compte que Lucie est face à un type dont la place est en asile psychiatrique, un pervers qui parvient à manipuler la justice, même si jusque là Lucie est parvenue à ralentir le rouleau compresseur judiciaire.

Sauf qu’il y a maintenant urgence : comme toutes les mères qui tentent de protéger leurs enfants d’un ex conjoint pédophile, Lucie est sous le coup d’une procédure en correctionnelle pour non représentation d’enfants, risquant un an de prison.

Récit d’une affaire ubuesque :

  • Lucie rencontre Y. en août 2005. Elle a déjà un fils, qu’on appellera Léon, né en 2003. Y. est éditeur et elle cherche à faire éditer un livre. Il lui court rapidement après et, bien qu’il ne lui plaise pas, elle se laisse avoir.

Il semble tout de suite très intéressé par sa situation familiale : a-t-elle des enfants, le père est-il dans les parages ? Dès le soir où ils se mettent ensemble, Y. déclare qu’il veut adopter Léon, mais Lucie prend cela pour une plaisanterie. Trois semaines après la rencontre, Y. demande à Léon de l’appeler « papa ». Lucie s’y oppose mais Y. prend le dessus. Dès cette période, il commence à mal parler à Lucie, la rabaisse.

  • Septembre 2005 : Y. propose un job à Lucie, qui ne sera jamais correctement rémunérée. On est en-dessous du SMIG pour davantage qu’un temps plein.

Y. interfère de plus en plus dans l’éducation de Léon. Il est violent, insulte Lucie : « T’es une merde, sans moi t’es rien. Tu vas faire tout ce que je te dis ». Il exige une obéissance totale. Lucie explique : « Au bout de trois jours à vivre ensemble, j’ai voulu partir. Il a changé complètement de visage et s’est mis à s’excuser ».

  • Fin 2005 : les amis de Lucie l’alertent sur le comportement de Léon, qui a changé. Il a par exemple un tic qui consiste à se pincer très fortement le zizi. Quand elle emmène Léon voir des médecins, ils ne trouvent aucune pathologie à l’enfant, et l’un des médecins lui demande même si Léon « a des relations sexuelles ». Lucie, naïve et sous emprise, occulte ces propos. Léon a conservé ce tic jusqu’à quelques mois après la séparation, en mars 2008.

Vers le mois d’octobre, Y. s’en prend à Lucie sauvagement, en la violant et en la frappant, dans un bois. C’est à la fois son plaisir pervers mais aussi probablement une manière de la casser complètement. Cela a marché : à partir de là, Lucie ne parvient plus à reprendre le dessus, elle est à la merci de Y. et sous son emprise.

Lucie en parle tout de suite à sa meilleure amie. Elle explique : « Il m’a transformée en légume. Je suis tombée en dépression. Je n’arrivais pas à tourner la page ».

Durant son sommeil il arrivait sur elle pour la frapper, souvent jusqu’au sang, la violer en l’étranglant en même temps, une pratique qu’il semble apprécier si on regarde les images qu’il a téléchargées. Il disait « salope, tu vas voir tu vas aimer ça ». Les amis de Lucie voient qu’elle a changé, de même que son fils.

Y. ne cesse de dire à Lucie et à ses proches qu’elle est folle et qu’il faut la faire interner, mais qu’en revanche il faut qu’il ait la garde de Léon.

  • Février 2007 : après plusieurs ruptures, quand Lucie cherchait à fuir, Y. parvient à la convaincre de partir avec lui aux Maldives. Il lui dit qu’après elle sera tranquille. Pendant ces vacances, nouvelles promesses de Y. et hélas, Lucie tombe enceinte.

  • Novembre 2007 : naissance de Lucas. En juillet, Lucie a tenté de partir, elle est venue chercher des affaires avec une amie, ce qui leur a valu une plainte pour vol de la part de Y. Il refuse la séparation car il est obnubilé par Léon, et refuse d’en être séparé. Mais, encore une fois Lucie cède, probablement à l’usure, et elle revient chez Y. Il la frappe alors qu’elle est enceinte (certificats médicaux à l’appui, el conseil général doit même payer 3 nuits d’hôtel à Lucie à 3 semaines d’accoucher)), dit qu’il aura toujours le dessus même devant la justice : « il me disait à propos des mensonges « plus c’est gros, plus ça passe » ; Il me disait aussi qu’en cas d’attaque il attaque l’autre dix fois plus par les pires calomnies, ça « noie le poisson » comme il dit, au pire, ça coupe la poire en deux », explique Lucie.

  • 1er mars 2008 : Lucie quitte définitivement Y. Il la met à la porte avec les deux enfants, et la licencie

  • 14 mars 2008 : Plainte de Lucie pour violences entre conjoints. C’est la première de toute une série de plaintes qui seront classées sans suite. Quand elle a proté plainte Lucie a été reçue à Fréjus par le policier J.C. Elle lui a expliqué qu’elle avait retrouvé des fichiers pédophiles dans l’ordinateur de Y. Elle est très bien reçue et on lui demande de revenir le lendemain avec le disque dur. Le lendemain, J.C la menace durant 3 heures d’audition, et lui demande de « foutre la paix » à Y. L’affaire des violences conjugales est transférée à St Raphaël. L’ordi de Y. n’a même pas été fouillé, et Y. s’est vanté plus tard de s’en être débarrassé.

Quant au dossier que Lucie demande quand elle veut faire réexaminer sa plainte, il a été perdu, explique la justice. Un avocat remettre la main dessus seulement 3 jours avant l’audience en appel.

  • Avril 2008 : Y. porte plainte contre Lucie pour tentative de meurtre. En effet, il était venu devant le portail de Lucie (à plus de 100 kms de chez lui tout de même…) un matin et se cachait dans les arbustes au moment où elle sortait de la propriété. Il a sauté sur la voiture et a tenté d'ouvrir les portières (ce qu'il n'a pas pu faire à cause de la fermeture automatique des portes). Il hurlait le prénom de Lon éet tapait sur la voiture en continuant à hurler "Léon je t'aime ! Léon je t'aime !!!". A partir de là, le harcèlement sera incessant, y compris par les voies judiciaires.

  • Juin 2008 : Léon parle pour la première fois à Lucie des attouchements commis par Y. Il explique que cela se passait notamment chaque matin sous la douche. En effet, Lucie, qui était complètement à côté de ses pompes à l’époque, avait bien remarqué que le matin, elle retrouvait léon tout nu alors qu’elle le couchait en pyjama, et que Y lui faisait prendre une douche le matin alors qu’elle le lavait le soir.

  • 16 juin 2008 : Y assigne Lucie en référé. Il réclame la résidence pour les deux enfants, Léon qui n’est pas son fils, et Lucas qui a le malheur de l’être, mais dont il se fiche éperdument. Y. réclame aussi la fin des droits de garde de Lucie, qu’il accuse d’être folle, en attendant une expertise psychologique et d’une enquête sociale. Le récit de Y ; pour justifier cela le place comme victime d’une folle qui lui en veut au point de lui faire vendre sa maison, qui ne cesse de le quitter, le trompe, le manipule. Bref : avec elle, les enfants « sont en danger ». Y. saisit aussi le juge des enfants.

Y. recueille de nombreuses attestations, toutes pour dire que Lucie est folle et/ou une mauvaise mère.

  • 3 juillet 2008 : plainte de Lucie pour agressions sexuelles sur mineur de 15 ans. Léon a expliqué qu’il avait un « secret » dans la douche avec Y., et que des faits ont aussi eu lieu dans un camion et durant sa sieste. Chez le légiste C., Léon explique « il a essayé de mettre son zizi dans mes fesses, mais c'est pas rentré ».

La plainte a été classée sans suite par le procureur G. à Draguignan (alors que la plainte aurait du être traitée à Nice), un procureur connu pour sa célérité dans le classement sans suite de plaintes pour pédocriminalité. On refuse l’appel de Lucie.

Là encore, le dossier pénal est perdu, et on refuse à Lucie d’y avoir accès quand elle décide de se constituer partie civile.

La juge des enfants D. s’étonnera plus tard de ce classement sans suite et ne parvient pas à récupérer la totalité du dossier.

On note que si Lucie n’avait pas porté plainte, c’est le Centre médico Psychologique qui suit Léon depuis ses révélations qui aurait du signaler les faits, entraînant une procédure judiciaire.

  • Juillet 2008 : Y. assigne Lucie en référé à la fois devant le juge aux affaires familiales et devant le juge des enfants pour obtenir la garde des deux enfants. En août, il évoque la plainte pour agressions sexuelles alors qu’il n’en a eu officiellement connaissance qu’un mois plus tard.

Le 7 juillet, Léon est entendu par le psychologue clinicien S. à Nice. Il raconte : « on se touche le zizi avec la main. Moi je touche et Yves me touche après ». Le médecin ne relève pas de contradiction dans le discours de l’enfant avec l’audition filmée, pas de tendance à l’affabulation.

  • 2 septembre 2008 : Y reconnait Léon, dans le dos de Lucie, et alors que l’enfant a déjà 5 ans ! Il se rend ensuite à l’école et au CMP (centre médico psychologique, qui suit Léon), revendiquant ce statut de père et disant avoir l’autorité parentale conjointe, pour obtenir des infos sur Léon.

Il faut plus d’un an de procédure à Lucie (et deux emprunts) pour faire annuler cette reconnaissance (jugement du 4 décembre 2009). Elle a beaucoup de mal à faire avancer la procédure à Draguignan, au point que son affaire même été radiée. Donc plusieurs mois ont été perdus le temps de ré enrôler l’affaire.

Cette reconnaissance intervient 8 jours avant l’audience pour la garde des enfants.

  • Septembre/octobre 2008 : le harcèlement continue, les enfants d’un premier mariage de Y. trainent même autour de l’école de Léon pour lui dire que Y. « l’aime » et qu’il vont « vivre ensemble ». Y. continue à réunir des attestations mensongères disant que Lucie ne s’occupait pas de son fils, contrairement à lui. Ce qui est faux. En parallèle, il appelle els amis de Lucie pour les intimider et les menacer. La meilleure amie de Lucie explique : « Y. a brièvement tenté de m’amadouer pour me faire changer mon témoignage, et voyant que cela ne marchait pas, il m’a clairement menacé de porter plainte contre moi pour faux témoignage et complicité de cambriolage ». Lucie porte plainte pour harcèlement, mais c’est classé sans suite.

Y. recueille de nombreuses attestations, toutes pour dire que Lucie est folle et/ou une mauvaise mère.

  • 8 octobre 2008 : La juge aux affaires familiales demande une enquête sociale.

  • Mi décembre : Y. est brièvement mis en garde-à-vue pour les agressions sexuelles, mais les flics sont rassurants et lui montrent même la vidéo de l’audition filmée de Léon, ce qui est du jamais vu. Lucie, elle, n’y a jamais eu accès. Mais on sait que dans cette vidéo, Léon a répété ses propos.

Cela ne l’empêche pas de se cacher dans les fourrés près de l’école de Léon, ce qui perturbe beaucoup l’enfant car il lui dit qu’il va l’emmener.

  • 8 avril 2009 : Jugement en assistance éducative par la juge des enfants D. Elle note que Léon est perturbé par le comportement de Y., souligne la fausse filiation réclamée par Y. Ainsi que l’absence de carence éducative de la part de Lucie. « Les différents intervenants rencontrés par l’enquêteur social ont tous souligné l’investissement de [Lucie] auprès des enfants, son souci de répondre de façon adaptée à leurs besoins : le médecin en charge du suivi des enfants n’a jamais relevé d’inquiétude dans leur prise en charge et décrit [Lucie] comme une mère attentive ». Mais bizarrement, on souligne aussi que Y. n’a « aucun trouble d’ordre pathologique et aucune défaillance pouvant entraver ses capacités éducatives ».

L’affaire commence à être résumée à un « conflit entre adultes » dont il faut protéger les enfants.

Une mesure d’assistance éducative est lancée pour 6 mois. On demande aussi à Y. de ne pas se rendre à l’école ou au CMP où va Léon.

  • 4 mai 2009 : 1er Rapport d’enquête sociale demandé par la Juge aux affaires familiales R. On apprend que Y. dit n’avoir que 1.200€ par mois pour vivre (comment fait-il pour payer tous ses déplacements en Guadeloupe, plusieurs fois par an et durant plusieurs semaines ?). En plus, le rapport précise qu’il a « réussi » sa vie, y compris professionnellement, malgré un revenu officiel de 1.200€ à 56 ans.

La maison de Y. est décrite comme « spacieuse » et avec un jardin, « l’intérieur est confortable », avec une chambre aménagée pour recevoir les enfants. On oublie de parler de la saleté et de tout ce qui traine dans le jardin et la maison, ou alors peut-être qu’il a rangé ? D’un autre côté, la maison de Lucie est décrite comme « petite », avec « un terrain qu’elle défriche elle-même ».

Y. explique qu’il a été « choqué » de l’éducation de Lucie, qui pousse ses enfants à être autonomes et parce qu’elle « ne s’occupait pas de »Léon et « c’est [Y.] qui lui donnait le bain tous les jours ». Selon Y., Lucie faisait du chantage en disant qu’il ne « reverra jamais ses enfants ».

Le rapport note quand-même « une disproportion entre les faits concrets reprochés à [Lucie] (fessées, poils sur le lit) et ses conclusions (hystérie, démence). Il évoque peu son fils [Lucas] ce qui ne manque pas d’être troublant ». Léon n’est pas interrogé sur les agressions sexuelles, car selon l’auteur du rapport il a déjà été beaucoup questionné à ce sujet. Mais on estime qu’il n’a pas été perturbé par la récente visite à l’école de Y.

Lucie est perçue comme émotive mais ses « compétences éducatives ne font pas de doute ».

Enfin, on évoque un futur « conflit de loyauté » des enfants envers Y. et on admet qu’il puisse revoir son fils Lucas d’abord via des visites médiatisées en point rencontre.

  • 30 août 2009 : c’est le 2e rapport d’enquête sociale, par le même service, parce que Lucie a demandé des recherches supplémentaires. Cette fois, l’enquêtrice sociale estime que Lucas et Léon « vont beaucoup mieux depuis que [Y.] est moins harcelant. Après les visites de [Y.] à l’école, [Léon] est allé très mal et [Lucie] apparaissait particulièrement inquiète ».

On souligne aussi ce fait étrange, déjà relevé par différents professionnels intervenus dans le dossier, à savoir que Y. « ne semble avoir aucune demande vis-à-vis de son fils [Lucas] qui est son fils biologique. Il y a lieu de s’interroger sur la nature de son attachement à [Léon] », et on ajoute que Y. « est un homme qui a fait beaucoup de mal et cela peut se reproduire », si bien qu’il « convient d’éviter tout contact avec » Y. On ne peut être plus clair. Et en attendant les expertises médico psychologiques et les conclusions pénales quant aux agressions sexuelles, on recommande la « suspension des droits de visite » de Y.

Y. va porter plainte en se constituant partie civile (grâce à l’aide juridictionnelle qu’il parvient on ne sait comment à toucher) contre l’organisme chargé du rapport, pour faux témoignage.

  • Octobre 2009 : la juge aux affaires familiales R. demande une expertise par un pédopsychiatre, le Dr J., qui s’est récusé car il travaillait là où est suivi Léon. La juge R. nomme le 20 octobre un autre médecin, le Dr. C, qui n’est même pas convoqué car finalement c’est une psychologue, et non une pédo psychiatre, S., qui est nommée le 30 octobre. Ensuite, la juge R. quitte son poste.

En octobre encore, Lucie apprend que la vice procureure de Nice, Mme E., a écrit à la juge des enfants M. de bien vouloir faire droit aux demandes de Y. On marche une fois de plus sur la tête dans ce dossier qui prend un très mauvais tour.

La mesure d’assistance éducative est reconduite pour un an par la juge des enfants M., qui écrit que Y. « ne fait que servir ses propres intérêts par des demandes non motivées par l’intérêt des enfants ». Mais, la juge estime que Lucie est animée par sa « haine » contre Y.

  • 12 novembre 2009 : Lucie se constitue partie civile pour les agressions sexuelles contre Léon. Le non lieu est rendu le 15 décembre 2010, en se basant sur le rapport de la psychologue S. Léon n’a même pas été entendu, Lucie non plus, tous les actes qu’elle a demandés lui ont été refusés, et elle n’a même pu faire appel des actes, grâce à une mesure exceptionnelle du président de la chambre d’instruction. On peut aussi ajouter que comme son dossier pénal a été perdu, Lucie a du lancer la procédure sans y avoir eu accès.

  • 31 mars 2010 : le rapport de la psychologue S. tombe, 100% à charge contre Lucie. On verra que ce n’est pas étonnant, mais voici en substance le genre de remarques qu’on peut lire dans ce rapport, qui reprend de manière extensive les affirmations de Y. Celui-ci explique qu’il ne voit plus « ses » enfants, qu’il a hébergé Lucie par pure charité, que Léon l’a « adopté en 48 heures. Notre complicité est totale », qu’il « aide financièrement » Lucie, qu’elle voulait lui faire vendre la maison, qu’elle est hystérique, qu’elle délaissait Léon et qu’elle partie avec tous les dossiers clients de son entreprise.

Concernant Léon, S. ne trouve « rien d’inquiétant » au fait qu’il se touchait le zizi dans la journée. En revanche, S. s’arrête longuement sur le fait que Lucie a enlevé son doudou (qu'il n'a jamais eu) et sa tétine à Léon (« objet transitionnel ») et ça, c’est « facteur de stress et d’angoisse ».

S. dit qu’une fois seule avec Léon, elle a pu le faire parler. Il aurait déclaré : « ça fait longtemps que je n’ai pas vu mon deuxième papa ». Puis, elle lui demande s’il a lui a fait du mal, réponse : « Non mais il continue à faire du mal à ma maman ».

S. demande alors s’il a peur de son 2e papa, réponse : « non, évidemment que non ! C’est maman qui a peur qu’il nous fasse du mal à bébé et à moi. Mais, il veut pas nous faire du mal. ».

S. conclut au sujet de Léon, elle estime, ne laissant aucune place au doute : « L’examen psychologique de [Léon] révèle que cet enfant n’a jamais été abusé sexuellement ».

« Le cynisme et l’agressivité de ses propos sont des signes qui expriment sa souffrance et sa révolte. Ils sont compatibles avec la situation ubuesque et absurde qu’il subit. De façon rationnelle, [Léon] ne peut comprendre pourquoi sa mère lui impose cet éloignement avec le père qu’il a adopté ».

Quant à Lucie, elle est une « personnalité instable », « en grande souffrance qui, en excluant le père de l’environnement de ses enfants, exerce sur eux une maltraitance morale ».

Par contre, Y. « est un père digne et respectable. Il présente des garanties par rapport à [Léon] et à [Lucas] »

« Leur développement affectif et psychique est malmené, non par une maltraitance physique mais par un comportement manipulateur de leur mère »

S. considère que « leur père » manque aux deux garçons, et déplore « qu’au fil des diverses audiences et jugements aucune des mesures prises n’ait inclus le père dans le quotidien des enfants ». Pour elle, il aurait fallu consulter Y. avant d’entamer un suivi psychologique des enfants !

« Cet examen met en évidence que, des deux parents rencontrés, le plus dangereux pour chacun des enfants n’est pas celui qui jusqu’à présent a été désigné comme tel ».

« Ces enfants sont en grand danger avec leur maman, non pas parce qu’elle les maltraite physiquement, mais parce qu’elle les manipule ».

« Les conclusions de l’experte en psychologie vont à l’encontre des lois sur la filiation et de leur application ».


Enfin, elle demande que la résidence habituelle des enfants ne soit plus chez leur mère, et une autorité parentale partagée sur les deux enfants.

Ce rapport est une aberration. Non seulement il va à l’encontre de la quasi-totalité des constatations médicales, mais en plus il relève de l’idéologie. Car, il s’avère que Mme S. est une référence pour l’association pro pères SOS Papas, au conseil d’administration duquel on retrouve aussi celui qui était l’avocat de Y. à ce moment-là.

Des rapports comme celui-là, on en rencontre beaucoup dans ce genre de dossiers, et comme par hasard ce sont toujours les mêmes auteurs. Mme S est d’ailleurs réputée pour ne jamais croire à la réalité, ou même à la possibilité d’abus sexuels sur les enfants.

  • 27 mai 210 : la nouvelle juge aux affaire familiales, Mme C. demande un contre expertise, psychiatrique cette fois, de l’expertise de S. Elle rappelle l’autorité parentale conjointe sur Lucas mais pas sur Léon, et surtout les droits de visite et d’hébergement de Y. pour Lucas, deux fois 10 jours durant l’été 2010.

  • 28 septembre 2010 : le Dr S. remet sa contre expertise demandée par la JAF C. Il remarque lui aussi l’étrange attachement de Y. pour Léon, qu’il n’a pas vu depuis des années, et qui n’est pas son fils, contrairement à Lucas dont il n’a rien à faire : « il semble difficile de justifier un attachement classique et cohérent alors que leur rencontre ne remontait qu’à trois années (…) Elle peut être interprétée comme une tentative de manipulation de la relation avec » Lucie, « il pourrait également s’agir d’un rapprochement affectif fusionnel ou plus ambigu d’un jeune enfant ».

Il ajoute que « les compétences affectives et éducatives » de Lucie ne peuvent être remises en cause.

Devant le Dr. S, Y. dit carrément qu’il est « tombé sous la coupe » de Lucie !

Enfin, Léon lui reparle des scènes sous la douche, de manière assez évasive.

  • Janvier 2011- mai 2011 : Y. demande en référé la résidence de Léon, il continue à se rendre en Guadeloupe, où Lucie a déménagé, pour harceler Léon et sa mère. On reçoit un non lieu pour la plainte concernant les abus sexuels.

  • Juillet 2011 : Y. mène une campagne d’affichage en Guadeloupe avec le signalement de Lucie, de sa voiture, et demandant des renseignements sur elle car elle lui a « pris ses enfants ». Il a même utilisé une photo de Léon pour illustrer le propos. Lucie refuse toujours de présenter Lucas au point rencontre, tant l’enfant est traumatisé quand il le voit.

  • 12 septembre 2011 : Lucie reçoit un rappel à la loi pour non présentation d’enfant, elle prend un sursis de 3 ans. Cette décision a été annulée ultérieurement par une décision du JAF.

  • Novembre 2011 : Y. porte plainte avec constitution de partie civile contre un témoin qui a rédigé des attestations en faveur de Lucie, pour déclaration mensongère. Une information judiciaire est même ouverte, puis la plainte est classée en octobre 2012.

  • Fin décembre 2011 : Y. est vu par plusieurs témoins en train de trainer près de la maison de Lucie et des enfants. Il est même interpellé par l’ami de Lucie avec une arme cachée dans un sac plastique. Y. expliquera plus tard qu’il voulait se suicider là. Alors qu’il parle aux flics au téléphone le jour où l’ami de Lucie le trouve, il ne dit pas que la veille Lucie l’a frappé. Pourtant il porte plainte le 6 janvier pour des coups soi disant portés la veille de cette discussion au téléphone avec les flics. Précisons que Lucie était à un autre endroit le jour où Y. dit qu'elle l'a frappé, et que des témoins en attestent.

  • 24 janvier 2012 : La cour d’appel d’Aix rejette l’autorité parentale exclusive sur Lucas, demandée par Lucie. Elle rejette également la suspension des droits de Y. Lucas ira donc chez lui dès 2013 pour les vacances. Là, Lucie est confrontée à un choix radical : soit elle laisse son fils partir chez un fou furieux qui au mieux se moque de lui, au pire abusera de lui, soit elle risque une procédure pour non re présentation d’enfant, avec à la clé une condamnation à la prison et évidemment, la perte de la garde de ses enfants.

  • Début juillet 2012 : un type qui trainait près de chez Lucie finit par lui expliquer qu’un contrat a été lancé sur sa tête par Y. De fait, Y. a déjà payé un détective qui a tenté de soudoyer les voisins et le facteur de Lucie. Il ‘na pas hésité à appeler et menacer ses proches pour qu’ils se rétractent.

  • 3 juillet 2012 : suite à un énimème courrier d’Y. à la justice, en mai 2012, le juge des enfants de pointe-a-Pitre décide que « le maintien des deux enfants au domicile de la mère sera subordonné à son respect de la décision du Juge aux Affaires Familiales concernant [Lucas], qui devrait pouvoir rencontrer son père par l’intermédiaire de XXXXXXXXXX en août 2012 ; par ailleurs le service AEMO devra aussi avoir accès à [Léon] qui rencontrera le psychologue de SAEMO pour que lui soit expliqué le sens des décisions de non lieu et les décisions du JAF.

Ces mesures ont pour objectif le rétablissement de la vérité judiciaire auprès des enfants et l’éradication du sentiment de toute puissance maternelle, tant auprès de [Lucie] que des enfants ».

Autrement dit : les psys qui vont suivre Léon devront lui expliquer le bien-fondé des décisions de justice, qui pourtant s’acharnent à nier la réalité des abus sexuels dont il a parlé plusieurs fois à différents professionnels. Quant à Lucie, elle ne pourra garder ses enfants chez elle que si elle finit par envoyer Lucas chez le pervers. Sinon, c’est un placement en famille d’accueil. On prend là en pleine face toute l’ineptie de la justice familiale en France. Où est la logique dans tout cela ? Où est l’intérêt des enfants ? mystère.

La juge C. parle d’une « lutte sans merci » dans le couple et des procédures « essentiellement initiées par » Lucie, d’un « climat haineux » dont les enfants seraient victimes.

On reproche presque à Lucie d’avoir quitté la France. On considère que les deux enfants sont « sous influence » de leur mère, que « les différents acteurs judiciaires ont constaté depuis des années l’attitude toxique de la mère (à laquelle rien n’est reprochable dans la prise en charge matérielle des enfants)». C’est faux, les acteurs judiciaires ont plutôt dit qu’il n’y avait aucun problème du côté de Lucie.

Pour la juge, Lucie « s’acharne à détruire coûte que coûte l’image d’un homme qui a élevé durant trois ans son fils aîné », et cela serait constitutif « d’un danger psychologique dans la construction psychique des enfants ».

On parle du « conditionnement des enfants ».

Précisons encore que Lucie n’a pu avoir accès à son dossier, son avocate non plus, et la juge C. n’a jamais su donner d’explication convaincante à cet état de fait. Selon elle, le dossier a simplement « disparu » de son placard, dans son cabinet. On se demande donc sur quoi se basait son jugement aberrant.

  • 6 août 2012 : 1er point rencontre entre Y. et Lucas ; L’enfant est choqué et se replie sur lui-même. Le 8 août, Lucie doit le conduire chez le médecin car la situation empirait. Le médecin préfère l’envoyer à l’hôpital pour voir le pédopsychiatre qui note un « état de stupeur » et un « repli sur lui-même ». Il y aura six points rencontre honorés jusqu’à janvier 2013.

  • 9 janvier 2013 : Y., demande à àvoir Lucas avec lui une semaine par mois. Pour cela, Y. compte prendre un appartement en Guadeloupe. Le tribunal refuse.

  • 3 juin 2013 : Lucie est convoquée au tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre pour le 21 juin 2013, sur requête de Y. qui s’est constitué partie civile. Il réclame des droits de garde sur Lucas et a déjà déposé 9 plaintes pour non présentations d’enfant. Lucie risque un an de prison et 15.000€ d’amende.

On ajoute qu’à partir de l’été 2013, Lucas devra aller un mois entier chez Y., ainsi que la moitié des vacances durant l’année scolaire.

Lucie est donc au pied du mur. Toutes les procédures pour tenter de faire reconnaitre les abus sexuels ont échoué. Elle va être forcée de livrer son fils à un dangereux pervers.

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Il faut réagir, cette situation est inadmissible. Lucie n’est hélas pas la seule à se trouver dans une pareille situation, et bien des mères, ou parfois même des pères, ont fait de la prison en tentant de soustraire leurs enfants à des pédophiles ou autres pervers, ceci contre la décision de la justice.
Combien d’enfants se sont retrouvés placés ou envoyés chez le furieux suite à cela ?

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Ane aux nimes 23/06/2013 16:54

Question "gratuite" : Y est-il franc-maçon?

Ane aux nimes 23/06/2013 18:01

Ben justement en général, les FM ne font de fleurs qu'aux FM ou à ceux qui peuvent leur être bénéfiques...D'où ma question ...

X 23/06/2013 17:58

On dirait en tout cas que les réseaux francs maçons fonctionnent bien pour lui. C'est incroyable qu'il soit pris au sérieux!